Voici un chocolat étrange. À 70%, on s’attendrait à du noir - et nulle part n’est-il mentionné la présence de lait. Pourtant, elle y est dans la liste d’ingrédients, et on la goûte.
Elle reste cependant petite, ce qui donne un chocolat qui se situe à la frontière entre les deux types. On sent la puissance, l’amertume, et un peu de fruité. Mais le nuage de lait, comme disent les anglais, est aussi là: un flou confortable, sucré, agréable, au prix cependant de profondeur et de précision.
Le 90% - à la limite du cacao pur et de son intensité, avec juste ce qu’il faut de douceur pour développer les saveurs. C’est un chocolat fruité, acidulé, comme l’abricot un peu vert, ou le bleuet les plus petit de la caisse. On y trouve aussi des notes d’orange confite, une amertume maîtrisée, ainsi qu’un petit côté fumé.
Petite surprise! J’ai acheté ce chocolat à Quito… et pourtant, il est argentin, provenant de la province de Misiones frontalière avec le Paraguay.
C’est d’ailleurs une édition limitée, puisqu’il semble que la coopérative Arapegua, qui se concentre sur la production de mate, ne l’offre plus dans sa boutique.
D’une grande douceur, ce chocolat dévoile tranquillement ses saveurs. Il faut le laisser fondre lentement. On se plait alors à deviner le dessert qu’il dessine: crème de marrons, poire, et vanille.