Celui-ci est un spécial, chocolat blanc! Une petite gaterie qui nous permet de profiter d’un plaisir gourmant sans se sentir coupable. En effet, même si ce n’est “que” du chocolat blanc, il est d’une saveur délicate et les grains de cacao, en ajoutant du croquant et un peu de corps, lui donnent à chaque bouchée la légitimité de faire partie de la collection de Republica Del Cacao.
Une bonne idée pour changer un peu!
Ce chocolat est un de mes favoris. Il a un petit goût de beurre et une sensation de confort et de chaleur. Ça doit être la couleur du cacao de l’Amazonie: c’est du cacao Sacha, et non arriba. Je ressens de surprenantes notes de menthe fraîche à la fin de la dégustation. À laisser fondre sur la langue, le temps de profiter de toutes les phases et nuances qu’il peut apporter!
Le quinoa est une céréale qui provient d’Amérique Latine qui se présente sous la forme de petits grains circulaires. Alors que certains mettent du riz soufflé dans leurs chocolats, Republica del Cacao a choisi de rester local.
Dans ce chocolat donc, on trouve des graines de quinoa séchées. Puisque le quinoa a un goût assez faible, surtout lorsqu’il est sec, l’intérêt est plus au niveau de la texture que de la saveur. Le goût de ce chocolat est très classique Republica del Cacao, c’est probablement leur chocolat noir “de base”, celui utilisé pour les chocolats avec d’autres ingrédients. Ça ne veut pas dire qu’il n’est pas bon! Avec une grande concentration de cacao, c’est un chocolat assez agressif, avec un goût boisé et une touche d’amertume à la fin. Le quinoa est surtout là pour la texture, qui rajoute du croquant quand on entame un carré, et reste dans la bouche une fois que le chocolat a fondu sur la langue, pour faire durer le plaisir en éclatant ces petits grains entre les dents.
L’hierbaluisa est une plante aromatique d’Amérique du Sud, aussi appelée verveine du Pérou dont le goût ressemble beaucoup à la citronelle. Dans ce chocolat, le goût du cacao assez intense au début vient rapidement se ranger en arrière plan. Il vient alors complémenter le goût acidulé et citronné de l’herbe aromatique. Les interactions entre les deux saveurs tiennent lieu de complexité, au détriment de celle du goût du cacao.
J’ai un rapport complexe avec l’hierbaluisa. D’un côté, ça me rappelle les bougie à la citronelle que l’on utilisait quand j’étais enfant pour chasser les moustiques. Ce n’est pas le meilleur souvenir. De l’autre, ça me ramène à Vilcabamba, en Équateur, alors que pour nous réchauffer devant le coucher du soleil, nous buvions une tisane à l’hierbaluisa directement cueillie du jardin, avec un peu de sucre; la boisson était délicieuse, et le moment inoubliable.