Le rica rica, nom générique de l’Acantholippia deserticola, est une plante aromatique du haut plateau andin. C’est la première fois que j’y goûte, et c’est difficile de la séparer du goût du cacao.
On a dans tous les cas un chocolat au parfum herbal. Ici, pas de beurre ni de caramel, aucune acidité fruitée. Plutôt, un côté tisane et une certaine légereté.
Cette tablette, la plus sucrée proposée par Cleo’s, tente de mettre de l’avant les notes spécifiques au cacao Sacha malgré la place trope importante prise par le sucre. Beurre et caramel y sont bien présents, dans une impression de fraîcheure agréable.
La finesse du cacao, et même son côté réconfortant, sont cependant mis à mal par une impression de gâterie bon marché.
Ce n’est pas mon préféré de la collection.
Le chocho est une légumineuse, aussi appelée lupin en français, appréciée dans certaines parties de l’Amérique latine, comme en Équateur.
Le chocolat de Mashpi est, comme d’habitude, extraordinaire. Floral, fruité, puissant mais aussi doux et sans une touche d’amertume, il fait sans conteste partie des meilleurs.
La panela est une sorte de mélasse, construite à partir de la canne à sucre, et commune en Amérique latine.
Avec ce chocolat, Mindo met donc de l’avant cet ingrédient non raffiné, dont le goût ressemble, pour les québecois, à celui la tire Ste-Catherine.
On commence avec quelques secondes étranges où l’on ne sait pas ce que l’on a dans la bouche, avant que le goût du chocolat ne se fasse sentir. Viennent alors des notes acidulée et un peu amères, qui cachent le côté floral et fruité du cacao nacional. Résultat: il est difficle de détecter d’autres nuances.
Quel dommage: alors que l’initiative sociale de la compagnie française est intéressante, la barre ne fait pas honneur au potentiel du cacao équatorien… comme c’est souvent le cas avec les chocolatiers étrangers (à l’exception de Legast).